"Festina Lente", hâte-toi lentement... Telle était la devise de l'empereur Auguste, de l'imprimeur Alde Manuce, des Médicis, et de bien d'autres encore.
Dans son Art Poétique, Boileau appliquera cet adage au travail de l'écrivain :
"Hâtez-vous lentement, et sans perdre courageVingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.Polissez-le sans cesse et le repolissez."
Cela sous-entend certainement l'idée que la réussite réside dans l'harmonie d'une persévérance infatigable et la sécurité afin de ne pas compromettre la possibilité d'atteindre l'objectif fixé. Pourtant, en ayant trop hâte de voir son travail récompensé, on le livre aux yeux de tous sans pour autant avoir effectué l'ouvrage avec assez de rigueur et de perfectionnisme. Et nous loupons le but que nous nous étions fixés par négligence.





